Résumé
Leonard Bernstein, né dans une famille juive, fait une brillante carrière de chef d’orchestre et de compositeur. Proche des milieux artistiques américains de gauche, il adapte à la scène musicale le Candide de Voltaire dont la dramaturge Lilian Hellman écrit le livret. Modéré sur le plan politique, il intervient dans l’écriture du texte et utilise souvent l’œuvre de Voltaire pour exprimer des idées empreintes d’humanisme, de foi en l’homme et d’optimisme.
Le compositeur

Leonard Bernstein (1918-1990), appelé Lenny, naît à Lawrence (Massachusetts) dans une famille juive d’origine ukrainienne. Fier d’être Américain, il gardera sa vie durant un attachement pour la culture et la religion juives. Il étudie la direction et la composition musicales à Harvard, devient l’assistant du chef Serge Koussevitzky (1940), chef assistant de Rodzinsky à l’Orchestre philharmonique de New York (1943), tout en enseignant la direction et la composition au Berkshire Music Center de Tanglewood. Volant de succès en succès (directeur du Symphony of the Air Orchestra (1954) ; homme de télévision (série Omnibus où il organise des Master classes dans les Young People’concerts de 1958 à 1971 ; découvreur de jeunes talents dans Young Performers ; conférencier télédiffusé dans les Norton Lectures, en 1973) ; directeur musical de l’Orchestre philharmonique de New York de 1958 à 1969 ; professeur à Harvard), il acquiert une notoriété internationale. Directeur de la Médée de Cherubini avec Maria Callas à la Scala de Milan en 1953, il est également plusieurs fois chef invité en Israël comme par l’Orchestre national de France (1970-1980) et l’Orchestre philharmonique de Vienne, et se produit une fois avec l’Orchestre philharmonique de Berlin et avec l’Orchestre symphonique de la BBC. Il collabore à la naissance du Festival de musique du Schleswig-Holstein entre 1986 et 1988. Parallèlement, il est un compositeur prolifique. Auteur d’opéras (Trouble in Tahiti en 1952, A Quiet Place en 1983), il écrit des comédies musicales (Wonderful Town en 1953 ; West Side Story (1957) qui est un succès mondial), tout en composant des musiques de film (Sur les Quais d’Elia Kazan en 1954) et des œuvres orchestrales (Symphonie n°2, L’Âge de l’Anxiété en 1949), souvent inspirées par ses origines juives (Symphonie n°1 Jeremiah en 1942 ; Symphonie n°3 Kaddish en 1963 ; Suites n°1 et n°2 Dybbuk en 1974) et la spiritualité (Missa Brevis, 1988).
Bernstein et Voltaire : une affinité idéologique et politique
L’écriture de cette comédie musicale, créée le 29 octobre 1956 au Colonial Theatre de Boston, reprise, à partir du 1er décembre 1956 à New York, au Martin Beck Theatre, s’inscrit dans le parcours idéologique, politique et artistique de Bernstein1. Lenny, comme Voltaire au xviiie siècle, s’est toujours montré critique envers les institutions de son pays. Mais cet engagement n’est pas sans laisser apparaître des nuances qui font de lui un personnage paradoxal.

Depuis 1937, Bernstein est lié à des artistes, émigrés juifs d’Europe centrale ou de Russie, la plupart étant des libéraux proches du marxisme : Aaron Copland, d’origine russe, Marc Blitzstein, que Bernstein rencontre en 1936, critiquent l’american way of life, la politique d’Eisenhower, et attribuent à l’art et à la musique une fonction didactique : éduquer le peuple. Lenny est également très influencé par la dramaturge Lilian Hellman ; c’est elle qui lui fait lire Candide et ils décident d’en faire une adaptation musicale. Tous ces intellectuels, depuis le début de la guerre froide et du maccarthysme, sont de plus en plus actifs et, après l’assassinat de Trotski en 1940, se rapprochent du trotskisme. Bernstein les côtoie et il est lui-même suspect aux yeux de l’HUAC, le House-Un-American activities Committee, chargé de débusquer les communistes dans les administrations et dans la société civile. Sans être véritablement inquiété, Lenny subit quelques désagréments, et, par exemple, la tournée du Symphony of Air, prévue en 1956, est annulée. Dans les années 50, il est surveillé, soupçonné d’être un sympathisant communiste ; un informateur du FBI va jusqu’à affirmer qu’il est le chef d’une section locale de la John Reed Society2. Tout cela s’aplanit lorsqu’il devient l’ami du sénateur John Kennedy, amitié qui continuera lorsque Kennedy sera élu président, et qui le liera à sa famille après l’assassinat de Dallas. Mais au moment de la conception de Candide, Bernstein est politiquement engagé : entre autres activités suspectes, il écrit la musique du film très critique Sur les quais. Il ne cessera d’ailleurs de défendre des causes en lien avec la liberté et les valeurs humanistes : il soutient les Black Panthers et organise chez lui une soirée pour aider leur cause ; il défend les étudiants chinois lors de la répression de la place Tien-An-Men en 1989 ; le 25 décembre de la même année, il dirige la neuvième Symphonie de Beethoven pour célébrer la chute du mur de Berlin.
De tels engagements rapprochent Bernstein de Voltaire et Lenny ne pouvait qu’être séduit par le conte : Candide représente pour lui l’humanisme social, les Lumières du vieux monde et il désire le mettre en musique, même si cette entreprise, en raison des soupçons qui pèsent sur lui, constitue un défi. Pour des esprits libéraux américains, épris de justice et de liberté, les attaques de Voltaire contre la religion, l’Inquisition et le colonialisme, la critique de l’absolutisme monarchiste et de la philosophie optimiste de Leibniz, renvoient à la politique d’Eisenhower, aux menées inquisitoriales de l’HUAC et à l’idéologie dominante des USA. Cependant, Bernstein, qui lit et parle le français, connaît les poètes français, a de l’œuvre une conception quelque peu différente de celle de Lilian Hellman. La dramaturge, écrivaine sérieuse et politisée, veut faire de Candide un ouvrage didactique destiné à éduquer le peuple ; Bernstein, esprit plus léger et dont la préoccupation essentielle est la musique, est surtout sensible à l’esprit de Voltaire. Quoi qu’il en soit, tous deux sont d’accord sur un point : le Candide musical, fruit de leur collaboration, doit viser le maccarthysme et ses menées inquisitoriales.
Cependant, l’œuvre de Hellman-Bernstein, soit par prudence, soit parce que le compositeur a retenu la dramaturge dans ses élans radicaux, reste à distance des événements politiques américains. En fait Bernstein, dans Candide, ne met jamais directement en scène la monarchie absolue et la vie religieuse et politique française ni ne présente les institutions et les procédures policières en vigueur aux USA, tout comme Voltaire à travers ses contes, qu’ils se situent en Rhénanie-Palatinat, en Orient ou ailleurs. L’épisode de la guerre, dans la scène 3 de l’acte I de la comédie musicale, et qui s’inspire du chapitre III du conte de Voltaire, avec l’interrogation de Candide : « What about war ? » [Et la guerre alors ?]3, renvoie à la guerre de Sept ans commencée en 1756, mais aussi, implicitement, à la guerre froide qui, depuis 1947, oppose les États-Unis à l’URSS, également sans doute à la guerre de Corée, achevée en 1953, et à celle du Viet-Nâm dans laquelle les Américains sont engagés, encore discrètement cependant, depuis 1955. Les échos de la guerre froide résonnent peut-être plus nettement dans l’adaptation moderne du chapitre de l’autodafé (acte I, scène 9), reprise du chapitre VI du conte de 1759. « See the great Russian bear » [Voyez le grand ours russe]4 est une allusion directe à l’obsession communiste du HUAC. Les représentations de New York et la première édition de l’œuvre musicale5 suppriment un dialogue qui sera rétabli en 1982. La fin de la scène 9, qui étoffe le court chapitre VI, présente en effet un échange beaucoup plus incisif entre l’Inquisiteur et le chœur, censé représenter le peuple américain qui valide par ses réponses les actions des agents de l’HUAC : « Are the culprits innocent or guilty ? » [Les prévenus sont-ils innocents ou coupables ?], demande l’Inquisiteur ; « Guilty » [Coupables], répond le chœur. La même transposition, plus développée que dans l’original du xviiie siècle, est reprise quelques lignes plus bas, lorsque l’Inquisiteur demande : « Are our methods legal or illegal ? » [Nos méthodes sont-elles légales ou illégales ?], ce à quoi le chœur répond : « Legal » [Légales]6. Si le spectateur américain cultivé ne s’y trompe pas, la critique directe des méthodes du maccarthysme reste cependant à distance, en tout cas transposée dans le Lisbonne de 1755. Ce dialogue est supprimé en 1956-57 par Tyrone Guthrie, le metteur en scène, qui craint la censure et les sanctions dont pourraient être victimes les différents participants.
Le Candide de Bernstein : dénonciation d’un mode de vie plus que satire politique ?

Nous savons par Richard Wilbur, un des paroliers de Candide, que Bernstein s’efforce de rester dans son seul rôle de compositeur, mais il rappelle que Lenny, qui maîtrisait parfaitement l’écriture dramatique, intervenait souvent dans la composition du livret et dans celle des lyrics. Il signale également que pour le compositeur, la musique primait sur le texte qui devait s’adapter à elle7. Il apparaît donc que les transformations apportées au conte étaient suggérées, voire décidées par Bernstein lui-même. Par ailleurs, relativement modéré sur le plan politique, il utilise l’œuvre de Voltaire dans une optique plus philosophique que politique ; il s’agit d’opposer deux modes de vie : d’un côté, la suffisance satisfaite des amoureux de la fortune et de la réussite matérielle, de l’american way of life, que l’on ne peut cependant séparer de l’idéologie politique des USA et qui en est la conséquence ; de l’autre, la félicité de ceux qui aiment la nature, les êtres, la culture, et chantent la création. Cunégonde est le personnage auquel Bernstein et Lilian Hellman font subir les variations les plus importantes par rapport à ce qu’elle est chez Voltaire. Dans le conte, Cunégonde connaît des modifications physiques qui font que Candide est « saisi d’horreur8 » lorsqu’il la revoit. Dans la comédie musicale, elle demeure la même, mais c’est la dégradation morale de sa fiancée, avide de bijoux et de futilités, que le héros va déplorer. Il découvre qu’elle escroque les clients de la salle de jeu de Ragotski et, dans un passage méditatif que l’on ne trouve pas dans le roman, il déplore la déchéance morale dans laquelle elle est tombée à cause de son amour des richesses. L’aria colorature et virtuose « Glitter and be gay 9» témoigne d’ailleurs de l’appétit de Cunégonde pour le luxe et le clinquant.
Le célèbre duo de la scène 4 de l’acte I de l’opéra, « Oh happy we ! » [Oh ! Heureux que nous sommes]10, chanté par Cunégonde et Candide, en est la parfaite illustration : Cunégonde y proclame son attrait pour les futilités, elle ne rêve que « Ropes of pearls » [Colliers de perles], « Faithful servants » [serviteurs fidèles], auxquels Candide oppose les merveilles de la vie simple et naturelle en proclamant le triomphe des « Peas and cabbages » [Petits pois et choux], aspire à des « Faithful dogs » [chiens fidèles] et à des « Sunday picnics » [Pique-niques dominicaux]11. Le parallélisme et l’opposition des formules, la succession de phrases courtes chantées en alternance par les deux protagonistes, illustrent leur incapacité à communiquer, chacun restant dans son système de valeurs.
Or l’incommunicabilité entre les êtres, résultant à la fois de ce mode de vie matérialiste et dépourvu de spiritualité et d’un système politique pervers, est un des thèmes favoris de Bernstein. Il l’a déjà mise en scène dans l’opéra Trouble in Tahiti, créé en 1952. Un couple, Dinah et Sam, vivent dans l’hostilité car tous deux n’ont pas les mêmes valeurs : le mari est dévoré par l’ambition, le matérialisme et l’amour du base-ball, sa femme rêve de sentiments, de pureté et de bonheur simple. Trente-et-un ans plus tard, Bernstein écrit la suite de cet opéra : A Quiet Place, créé le 17 juin 1983. Dinah est morte, mais Sam Junior, leur fils, Dede, leur fille, et François, le mari de Dede, se déchirent, se haïssent et sont incapables de communiquer. Cette incommunicabilité, nous la retrouvons dans Candide, sur le mode grinçant et ironique ; à la fin du duo « Oh, happy we », alors que chacun reste bloqué dans son système de valeurs, le duo proclame : « Oh, happy pair ! […] It’s very rare how we agree ! » [Oh, heureux couple, c’est très rare, notre façon d’être d’accord !]12. Dans A Quiet Place, la réflexion, les efforts de part et d’autre finissent par apaiser les conflits et c’est précisément dans le jardin de la maison, « a quiet place », que la réconciliation générale a lieu et que, on le comprend, tous ces êtres vont vivre désormais dans une parfaite harmonie.
Candide, à cet égard, semble avoir inspiré la fin de l’opéra de 1983 : le jardin du dernier chapitre est, dans l’opéra, le lieu édénique où tous les personnages trouvent enfin le bonheur dans l’harmonie retrouvée.
Le Candide de Bernstein : une œuvre optimiste ?

Bernstein, à la différence de Lilian Hellman et de Marc Blitzstein, est un esprit nuancé et, sans pratiquer la religion juive, il reste spiritualiste, comme en témoignent ses œuvres religieuses. Par ailleurs, à la différence de ses amis trotskistes, il conserve espérance et foi en l’Amérique. Quelques années après Candide, il dira à Enrico Castiglione : « Je suis toujours convaincu qu’il y aura un monde meilleur13 ». Ces deux facteurs, spiritualisme et espérance, l’incitent à ne pas se reconnaître complètement dans le message final du Candide de Voltaire. Le dernier chapitre du conte résonne en effet d’un certain scepticisme, d’un fatalisme désabusé : le travail est le seul moyen de rendre « la vie supportable », dit Martin14, Cunégonde est restée bien laide et Pangloss n’a pas abandonné ses théories farfelues. Les différents personnages conduisent leurs activités en parallèle, Cunégonde est pâtissière, Pâquette brodeuse, etc., mais, et l’intervention finale de Pangloss et Candide le montre bien, il n’y a pas entre eux de communication harmonieuse. La manière dont se présentent les dernières lignes de l’œuvre témoigne du scepticisme voltairien : le « Cela est bien dit », de Candide est empreint d’ironie amère, et le « mais » dont il fait précéder la célèbre formule ajoute une touche de désenchantement15.
Rien de tel dans la comédie musicale – et Bernstein16 a sans doute joué ici un rôle déterminant dans l’écriture du livret – qui va consacrer dans la scène finale une vision optimiste de la vie. Tous les protagonistes réunis connaissent une belle unanimité et adhèrent au système philosophique proposé par Candide. Le sextuor, organisé autour de la formule « Make our garden grow » [Il faut cultiver notre jardin], reprise une dizaine de fois, dure 5 minutes et 41 secondes, ce qui est considérable par rapport à la simple phrase qui ferme le conte. Par ailleurs, le passage présente la conversion plénière de tous les profiteurs matérialistes (Maximilien, le Gouverneur, La Vieille, Cunégonde, Pangloss) qui, l’un après l’autre, joignent leur voix à celle du héros pour renoncer à leurs vieux démons et adhérer au projet humaniste de Candide, dans une totale unanimité. La musique, écrite sur le mode majeur, avec l’intervention progressive de tous les instruments, illustre un principe d’ouverture résolument optimiste et plein d’espoir, alors que le roman de Voltaire se terminait sur une morale du pis-aller, énoncée par le seul Candide17.
La rencontre entre Voltaire et Bernstein est donc marquée par une certaine ambiguïté. Le compositeur adhère sans ambages à la vision critique que le philosophe a de la société de son temps et il approuve le travail de la librettiste Lilian Hellman. Mais il demeure, par rapport à son inspirateur, marqué par une irrépressible foi en l’homme, par une confiance en une possible amélioration des choses et par un relativisme politique qui l’éloigne de tout engagement radical.
Notes
1 Il est difficile de trouver un terme générique satisfaisant pour désigner Candide. Bernstein lui-même, dans une interview donnée au New York Times le 16 novembre 1956, disait : « Candide est pour moi à la fois comme une parfaite opérette à l’ancienne mode, ou comme un opéra-comique ou bien une comédie musicale. Qui a prétendu que ce n’était pas une opérette ? Naturellement, c’est une opérette, ou une forme d’art musical et théâtral issu de la culture européenne, et que les Américains ont depuis longtemps adopté. » J’opterai dans cette notice pour « comédie musicale ».
2 Organisation du Parti Communiste américain.
3 Livret d’accompagnement de l’enregistrement Deutsche Grammophon, Hamburg, 1991, traduction de Jacques Jomy, p. 73. Les références au texte du Candide de Bernstein-Hellman renverront désormais à cette édition.
4 Ibid., p. 91.
5 New York, G. Schirmer, 1957.
6 Ibid., p. 99.
7 R. Wilbur, Préface de Candide, a comic opera in two acts, Scottish opera edition of the opera-house version, 1989, London, Jalni Publications, INC, Boosey and Hawkers, p. VIII.
8 Voltaire, Candide, in Contes en vers et en prose, Paris, Bordas, « Classiques Garnier », 1992, p. 309.
9 Livret, éd. cit., p. 107.
10 Ibid., p. 81.
11 Ibid., p. 77.
12 Ibid., p. 81.
13 Entretiens avec Enrico Castiglione. Le Partage de la musique, traduit de l’italien par Thierry Laget, Paris, Belfond, 1993, p. 70.
14 Voltaire, Candide, éd. cit., p. 313.
15 Ibid.
16 Il faut signaler que, dans les éditions de l’opéra, Bernstein figure parmi les paroliers : Lilian Hellman, à qui s’adjoignent : James Agree, Dorothy Parker, John Latouche, Richard Wilbur.
17 Livret, éd. cit., p. 171.
Bibliographie et discographie
BERNSTEIN, Leonard, Candide, DVD, Enregistré au Barbican Center à Londres le 13 décembre 1989, Londres, 1990, Polygramm Music Video, Direction : Leonard Bernstein ; London Symphony Orchestra. Interprètes : Jerry Hadley (Candide), June Anderson (Cunégonde), Adolph Green (Pangloss), Christa Ludwig (La Vieille). Version CD parue en 1991 chez Deutsch Grammophon.
Candide, « Avant-Scène Opéra, n°234, octobre 2006.
MACHARD, Renaud, Leonard Bernstein, Paris, Actes Sud Classiques, 2007.
MÜLLER, Sven Oliver, Leonard Bernstein, der Charismatiker, Stuttgart, Reclam, 2019.
SELDES, Barry, Leonard Bernstein, the political life of an American musician, Berkeley, Los Angeles, London, University of California Press, 2009.
SELDES, Barry, Leonard Bernstein, Rochester, University of Rochester Press, 2020.
Écouter et voir Candide…
Leonard Bernstein dirigeant l’ouverture de Candide au New York Philarmonic Young People’s Concert, 22 octobre 1960.
Version de concert de Candide, 12 décembre 1989, Barbican Centre, Londres, avec Jerry Hadley (Candide), June Anderson (Cunégonde), Adolph Green (Pangloss), Christa Ludwig (la Vieille) ainsi que Nicolaï Gedda, Della Jones, Kurt Ollmann, London Symphony Orchestra, direction Leonard Bernstein.