Personnes

Julien Benda

Résumé

Julien Benda, grand intellectuel rationaliste et universaliste, a constamment défendu l’héritage des Lumières et montré une particulière prédilection pour Voltaire. Au fil du temps, sa lecture du philosophe porte la marque d’une actualité de plus en plus tragique, et d’engagements politiques de plus en plus radicaux. Mais il sait discerner chez le Patriarche de Ferney les éléments essentiels qui en font encore aujourd’hui « une ressource dans la tourmente ».

L’auteur : Julien Benda

Prologue. – « Il me revient qu’un hiver (je devais être en troisième) je décidai de me lever tous les jours à cinq heures et de lire vingt pages du Siècle de Louis XIV avant de partir pour le lycée ». Ce voltairien très matinal, c’est Julien Benda (1867-1956), évoquant ce souvenir spartiate dans ses souvenirs de jeunesse[1].

Photographie de Julien Benda en noir et blanc, vers 1900-1910, assis à son bureau.
Julien Benda vers 1900–1910.
Source : Wikimédia Commons, photographie de Paul François Arnold Cardon dit Dornac, domaine public.

Acteur important de la Nouvelle Revue Française (NRF), il se situe au centre de la vie littéraire comme pamphlétaire, essayiste et écrivain. Parsemé de références à Voltaire, son ouvrage le plus célèbre s’intitule La trahison des clercs (1927) : il y fustige notamment des penseurs comme Nietzsche, Barrès, Maurras ou Sorel. Ils détruisent en effet les valeurs « cléricales » essentielles, à savoir la justice, la vérité, la raison et la beauté universelles, qui sont à la fois « statiques », « désintéressées » et « rationnelles ». Julien Benda est un défenseur résolu des Lumières. Il est très engagé politiquement : dreyfusard, partisan du Front populaire, antifasciste, antimunichois, il ira jusqu’à se rapprocher du Parti communiste français. Banni sous l’occupation nazie en tant qu’« auteur juif », « enterré vif », suivant sa propre expression[2], il se réfugie à partir de 1941 dans le sud-ouest de la France où il approfondit sa conception de la démocratie[3]. Il nous semble que les commentateurs ignorent ou minimisent cette période traumatisante dans l’existence de Julien Benda, au regard de l’évolution ultérieure de sa pensée.

Il est hostile à toutes les formes modernes de l’art, de la philosophie et de la littérature de son temps, de Bergson et Proust au surréalisme, en passant par Gide, Mallarmé et Giraudoux… Ce rejet virulent révèle chez Julien Benda un étonnant contraste, que l’oxymore boiteux « réactionnaire de gauche » employé par Antoine Compagnon à son égard[4], ne parvient pas à expliquer, et encore moins à dissiper. Dans son introduction à la réédition de La trahison des clercs, André Lwoff, prix Nobel de médecine, a peut-être livré en deux phrases le jugement le plus pertinent sur notre auteur. « Julien Benda fut un anticonformiste, écrit-il. À contre-courant des mouvements du siècle, il défendit les valeurs universelles avec force, passion et courage »[5].

Épilogue. – Le 14 juillet 1953, trois ans avant la mort de Julien Benda, Paul Léautaud lui rend visite à la Maison de Santé de Fontenay-aux-Roses : « à mon arrivée il lisait deux volumes de Voltaire »[6].

Voltaire, « républicain et démocrate mystique et universaliste »

La figure de Voltaire telle que la perçoit Julien Benda est condensée dans l’introduction qu’il donne à l’édition du Dictionnaire philosophique, assurée en collaboration avec Raymond Naves[7]. Dans le texte voltairien, on peut saisir « à la source les principales idées qui inspireront la législation de la Révolution, voire de la Troisième République et qui composent ce qu’on peut appeler d’une manière générale la mystique républicaine » (p. I). De même, « nous croyons voir, dans le Dictionnaire, l’amorce de l’égalitarisme démocratique », tel qu’il apparaîtra dans la Déclaration de 1789 (p. II). La « mystique démocratique » s’exprime chez Voltaire dans l’idée « de l’inviolabilité de la personne qui mène directement au dogme de la liberté de conscience et de l’individualisme » (p. III-IV), en englobant le droit des nations. Chez Voltaire, « respecter la nature humaine dans son essence universelle et par-dessus ses différences ethniques est une de ses volontés les plus ardentes, qu’il tient d’ailleurs du christianisme » (p. IV-V).

Voltaire apparaît comme « l’initiateur du monde moderne » en raison de « sa volonté de fonder la législation sur la raison abstraite, sur la morale éternelle, et non sur la coutume, sur l’abus séculaire » (p. V). Les théoriciens de la tradition ne s’y trompent pas : « leur procès contre la loi moderne, parce qu’elle élève la raison au-dessus de l’histoire[8] et l’universel au-dessus du local s’attaque directement à Voltaire » (p. V). Soulignant son « laïcisme », Julien Benda estime que l’auteur du Dictionnaire philosophique est « le patron des démocrates modernes par sa conception du patriotisme qu’il veut plus intellectuel que charnel, plus rationnel que mystique (…) par son goût pour l’État où le gouvernement serait contrôlé (…) par ses idées fiscales (…). Il l’est encore par son pacifisme, par sa condamnation de la guerre » (p. VII-VIII). Voltaire est « l’inventeur du pacifisme mystique (…) par opposition au pacifisme critique, celui qui nie les réalités qui le gênent pour la propagande de son idéal » (p. X).

Voltaire annonce les positivistes fondateurs de la Troisième République « par l’anathème lancé sur la métaphysique, et plus généralement sur la spéculation désintéressée, au nom de la science pratique qui se traduit pour l’espèce humaine, par un surplus de savoir concret » (p. XI). Pour Voltaire, « la philosophie doit consister exclusivement dans la morale, dans ce qui nous rend meilleurs et nous console » (p. XIII). Julien Benda suggère le dévoiement de ce choix en utilitarisme étroit, chez « maint bourgeois ». Le « catéchisme démocratique » se décline en trois articles, dont les racines se situent dans le Dictionnaire philosophique, même si celles-ci « ne reconnaîtraient pas leurs fruits et que, pour certaines, elles les renieraient » : l’athéisme, le matérialisme et la croyance au progrès nécessaire (p. XIV).

La plupart des idées défendues par le philosophe du XVIIIe siècle « avaient depuis longtemps été senties par l’esprit humain ; mais quelqu’un a battu le tambour. Voltaire fut ce rabatteur » (p. XVI). Les idées voltairiennes sont marquées par leur insistance, leur consistance et leur absence de dogmatisme. Il faut ajouter la qualité de journaliste plongé dans l’actualité, dont Voltaire possède tous les traits malencontreux : « la légèreté de l’affirmation si la passion l’emporte, la faculté de se contredire selon la thèse qu’il soutient. Choses qui sont sans déplaire au lecteur séculier » (p. XVII).

Finalement, s’interroge Julien Benda, après qui l’auteur du Dictionnaire philosophique en a-t-il ? Qui donc en 1760 « chantait la sainteté de la guerre, les particularismes nationaux, l’abaissement de la raison, la mystique de la force, le culte de la terre et des morts » ? Personne. Donc, « à mainte page, on a le sentiment que la mitraille de Voltaire tombe surtout sur les hommes de notre temps ». À la fin du XIXe siècle, les thèses voltairiennes « atteignent leur plein rendement ». À la même époque, « l’esprit adverse » se matérialise et se dogmatise (p. XIX). « Voltaire a, par l’expansion naturelle de son œuvre, produit des adversaires qui ne devaient paraître qu’un siècle et demi plus tard et auxquels il a répondu » (p. XX).

« Voltaire est-il des nôtres ? ». Telle est la question que Julien Benda pose après la Seconde Guerre mondiale, dans un article du périodique Confluences[9].  « Nous dirons que Voltaire est de notre temps parce qu’il veut que la science ait des limites, mais qu’il n’en est pas parce qu’il fixe ces limites et paraît peu comprendre que la fonction de la science est de constamment les reculer » (p. 55). Néanmoins, Voltaire possède « un tempérament proprement scientifique » dans « la haine qu’il voue à la religion du mystère, si l’on appelle ainsi l’attitude qui consiste à vouloir que les choses jusqu’ici inexpliquées, loin de devenir expliquées, restent impénétrables et à l’abîmer extatiquement dans leur inintelligibilité » (p. 55-56). Toutefois « il ne paraît pas se douter que cette religion du mystère peut être profondément sincère, et moins encore qu’elle peut être elle-même un sujet d’étude pour la science » (p. 56).

Contrairement à l’Introduction de 1935, Julien Benda montre, dix ans plus tard, une grande sévérité à l’encontre de la condamnation par Voltaire de la guerre « en bloc sans discrimination ». La guerre menée contre la barbarie nazie et ses différents affidés influence fortement la pensée de Julien Benda. Il se demande s’il ne faut pas identifier Voltaire comme le « père de ces sophistes » qui confondent guerres offensives et défensives. « Je ne gagerais pas qu’il n’eût été point munichois ». Le Patriarche eût-il approuvé « l’entre-tuerie » motivée « par la résolution d’un peuple de défendre sa liberté contre qui veut la lui ravir ? Je n’ose l’affirmer » (p. 58). Cependant, le philosophe aurait fermement soutenu la Société des Nations, car « rien n’eût été odieux à Voltaire comme ce dogme de la fatalité de la guerre et l’exploitation qu’en fait la classe des possédants » (p. 58).

La voix de l’« enterré vif » des années noires se fait encore entendre quand Julien Benda détaille, sous la Troisième République, les tares de la bourgeoisie. Elle s’est prononcée contre les lois laïques, contre Dreyfus, contre la « république naissante en Russie », contre la république espagnole, contre la justice sociale en France, « tout en applaudissant finalement aux régimes fascistes » (p. 60-61). Ce passif conduit Julien Benda à faire basculer l’héritage voltairien vers des positions extrêmes. Contre sa naissance, son éducation et ses goûts, le Patriarche de Ferney se serait tourné aujourd’hui « vers la classe révolutionnaire, la seule dont, désormais, il eût pensé pouvoir attendre la réalisation de son idéal de liberté, de justice, et d’un peu moins de misère humaine » (p. 61). Dans une évolution quasi spontanée, l’interprétation de l’œuvre voltairienne par Julien Benda suit tout naturellement dans l’actualité les inflexions de sa propre expérience.

 

Commentaire

La réception de Voltaire par Julien Benda est-elle encore la nôtre ? La question est soulevée par Andrew Brown, dans sa présentation de l’Introduction au Dictionnaire philosophique de Voltaire, rééditée dans le premier numéro des Cahiers Voltaire[10]. L’introduction de Julien Benda en 1935 est reproduite dans les réimpressions de l’œuvre voltairienne en 1954 et 1961, mais elle disparaît en 1967 au profit d’une préface de René Étiemble. « Sans doute les références à la Troisième République et sa ‘mystique’ », remarque Andrew Brown, « passaient-elles difficilement dix ans après la création de la Cinquième, mais les lecteurs ont ainsi perdu une présentation capitale d’une des œuvres majeures de Voltaire »[11]. En exergue, Andrew Brown cite la fin de l’Introduction de Julien Benda. « J’avoue que dans ma jeunesse, je lisais le Dictionnaire avec le culte un peu distrait qu’on porte aux combattants de la première heure d’une lutte désormais finie. Je le lis d’un autre cœur aujourd’hui que je constate que la lutte n’est nullement finie, que l’adversaire auquel il s’en prend mène la bataille avec plus de foi et de vigueur que jamais »[12]. Andrew Brown rapproche ce passage du sort tragique réservé ultérieurement à Raymond Naves, collaborateur de Julien Benda pour l’édition du Dictionnaire philosophique. Universitaire, résistant actif, il est arrêté sur le chemin de la faculté de Toulouse. Déporté à Auschwitz, il n’en reviendra pas[13]. Ajoutons pour notre part que la conclusion de la Préface d’Étiemble en 1967 est tout à fait conforme aux remarques de Julien Benda. La ligne générale et la méthode voltairiennes, soutient le préfacier, « demeurent exemplaires : puisque toute critique doit en effet commencer par celle de la religion dominante (hier christianisme ou stalinisme, aujourd’hui culte du veau d’or et de la nouveauté), sachons-lui gré d’avoir porté, sinon hélas le coup de grâce, du moins des coups dont l’Infâme heureusement reste marqué ». Nous laisserons aux lecteurs le soin d’identifier les « religions dominantes » d’aujourd’hui auxquelles réserver les « coups » portés jadis et naguère par Voltaire et Julien Benda.

Photographie d'Antoine Compagnon, 2015
Antoine Compagnon, 2015.

Un sérieux confusionnisme règne dans le chapitre des Antimodernes qu’Antoine Compagnon consacre à Julien Benda. Celui-ci est en effet rangé dans la même catégorie qu’un Joseph de Maistre, farouche contempteur des Lumières et pourfendeur de Voltaire en particulier. Il est vrai que Julien Benda fustige « le réalisme politique des clercs » qui lui « semble lié à l’essence du monde moderne »[14]. D’un autre côté, il défend ardemment cet « esprit moderne » et ces « thèses modernes » que représente pour lui l’héritage intemporel des Lumières, menacé par le « mépris » de « jeunes docteurs »[15]. Enracinée dans le passé, l’authentique modernité est inactuelle… Aux yeux d’Antoine Compagnon, Julien Benda aurait inventé un « Voltaire réincarné en Renan et Anatole France »[16]. Pour Julien Benda, s’il y a une réincarnation de Voltaire, c’est davantage en Julien Benda lui-même !

Autrement sérieuses apparaissent les questions soulevées par François Jacob dans le premier chapitre de Voltaire après la nuit : Paris, Moscou, Genève. L’auteur pose le problème de la réception de Voltaire au moment de la Libération en France. Même si le Patriarche semble à l’automne 1944 « la figure la plus immédiatement convocable », néanmoins « est-il bien compatible avec les valeurs qu’il s’agit de promouvoir, sitôt la France libérée ? Sa hargne anti-religieuse ne risque-t-elle pas d’éloigner les fidèles à un moment où le concours de l’Église s’avère, dans l’optique d’une reconstruction nationale, absolument nécessaire ? Enfin, n’a-t-il pas fait l’objet, durant l’occupation, d’un traitement de faveur ?[17] ». Dans son article de Confluences, Julien Benda s’emploie « à relever le caractère quasi visionnaire des écrits du philosophe », prophète avant l’heure des adversaires qui le combattront. Dans la même revue, Jean Cassou fait de Voltaire un dreyfusard avant la lettre. « Ce qui commence à s’élaborer ici », remarque François Jacob, « c’est une doxa conforme à l’esprit de la Libération en cours, avec le risque, chemin faisant, d’occulter tout ou partie de l’œuvre voltairienne, au nom de problématiques plus immédiatement en phase avec l’actualité ». Remarquons de notre côté qu’à toute époque dans le passé, et jusqu’à nos jours, telle ou telle doxa « conforme » a régulièrement vu le jour… On pourrait ainsi pérenniser la conclusion de François Jacob : « si les ténors de la Libération offrent au peuple une figure de la liberté de penser, ils la lui offrent, hélas, aussi décharnée qu’une statue de Pigalle »[18].

Dans une partie de son cours du 5 mars 2025, « L’universel contre les nations », Antoine Lilti, professeur au Collège de France, a retracé le parcours intellectuel et politique de Julien Benda, en s’attachant notamment à sa réception de Voltaire. En brossant le portrait du Patriarche de Ferney comme le véritable « patron des démocrates modernes » [rires dans la salle], Julien Benda « est-il fidèle ou excessivement optimiste » à l’égard de la figure du philosophe ? Voltaire lui apparaît comme « une ressource dans la tourmente », lui qui a su identifier à l’avance les adversaires que son œuvre et son action devaient nécessairement susciter, dans « un combat qui n’est pas terminé ». L’essentiel chez Voltaire, c’est qu’il apparaît comme un recours quand « la liberté est en danger ». Quand on considère le combat de Julien Benda pour la raison et contre l’émotion, pour l’unité européenne contre les nationalismes, on se dit que « sa volonté farouche d’armer les démocrates contre leurs ennemis n’est peut-être pas totalement inactuelle »[19].

 


Notes

[1] Julien Benda, La jeunesse d’un clerc, Paris, Gallimard, 1936, p. 101-102.

[2] Julien Benda, Exercice d’un enterré vif, juin 1940-août 1944, Genève, Éditions des Trois collines, 1945.  Réédition Paris, Gallimard, 1946. Cf. également « Exercices d’un enterré vif » dans Les Cahiers d’un clerc, 1936-1949, Paris, Émile-Paul frères, 1949.

[3] Voir Gérard Malkassian, « Julien Benda sous l’Occupation : la démocratie à l’épreuve », dans Philosopher en France (1940-1944), Revue philosophique de la France et de l’étranger, n° 3, juillet-septembre 2002, Paris, Presses universitaires de France, p. 333-343.

[4] Antoine Compagnon, « Julien Benda, un réactionnaire de gauche à la ‘NRF’ », dans Les Antimodernes. De Joseph de Maistre à Roland Barthes, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Idées, 2005, p. 290-371.

[5] Julien Benda, La trahison des clercs. Introduction d’André Lwoff. Avant-propos d’Étiemble. Paris, Bernard Grasset, 1975, p. 9.

[6] Paul Léautaud, Journal littéraire, août 1949-février 1956, Paris, Mercure de France, 1964, tome XVIII, p. 207.

[7] Voltaire, Dictionnaire philosophique, avec introduction, variantes et notes par Julien Benda. Texte établi par Raymond Naves, Paris, Librairie Garnier Frères, tome I, 1935.

[8] Allusion critique manifeste à La Raison dans l’Histoire de Hegel.

[9] Julien Benda, « Voltaire est-il des nôtres ? », dans Confluences, nouvelle série n° 1, janvier-février 1945, p. 51-61.

[10] Andrew Brown, Présentation de Julien Benda, Introduction au Dictionnaire philosophique de Voltaire (1935), Cahiers Voltaire, n°1, 2002, p. 114-126.

[11] Ibid., p. 115.

[12] Julien Benda, Introduction au Dictionnaire philosophique, p. XX-XXI.

[13] On peut consulter à cet égard le beau recueil coordonné par Renaud Bret-Vitoz :  Raymond Naves, Les débuts de l’esthétique au xviiie siècle, Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2018, 231 pp. 

[14] Julien Benda, La trahison des clercs, Paris, Bernard Grasset, 1975, p. 213.

[15] Julien Benda, Introduction au Dictionnaire philosophique, p. XX.

[16] Antoine Compagnon, op. cit., p. 308.

[17] François Jacob, Voltaire après la nuit : Paris, Moscou, Genève, Ferney-Voltaire, Centre international d’étude du XVIIIe siècle, 2021, p. 13. De même pour les emprunts suivants.

[18] Ibid., p. 28.

[19] Antoine Lilti, Au nom de l’universel : crises et héritages, « L’universel contre les nations », cours du 5 mars 2025 au Collège de France (voir sitographie).

Bibliographie

BENDA Julien, « Voltaire est-il des nôtres ? », dans Confluences, nouvelle série n° 1, janvier-février 1945, p. 51-61. Disponible sur Gallica.

BENDA Julien, La trahison des clercs [1927], introduction d’André Lwoff. Avant-propos d’Étiemble. Paris, Bernard Grasset, 1975.

BENDA Julien, Introduction au Dictionnaire philosophique de Voltaire (1935), présentation d’Andrew Brown, Cahiers Voltaire n° 1, 2002, p. 114-126.

BENDA Julien, La jeunesse d’un clerc, Paris, Gallimard, 1936.

BENDA Julien, Exercice d’un enterré vif, juin 1940-août 1944, Genève, Éditions des Trois collines, 1945. Réédition Paris, Gallimard, 1946.

BENDA Julien, Les Cahiers d’un clerc,1936-1949, Paris, Émile-Paul frères, 1949.

BRET-VITOZ Renaud (éd.), Raymond Naves, Les débuts de l’esthétique au XVIIIe siècle, Toulouse, Presses universitaires du Midi, 2018.

JACOB François, Voltaire après la nuit. Paris, Moscou, Genève, Ferney-Voltaire, Centre international d’étude du XVIIIe siècle, 2021.

LÉAUTAUD Paul, Journal littéraire, août 1949-février 1956, Paris, Mercure de France, 1964.

MALKASSIAN Gérard, « Julien Benda sous l’Occupation : la démocratie à l’épreuve », dans Philosopher en France (1940-1944), Revue philosophique de la France et de l’étranger, n° 3, juillet-septembre 2002, Paris, Presses universitaires de France, p. 333-343.

VOLTAIRE, Dictionnaire philosophique, avec introduction, variantes et notes par Julien Benda. Texte établi par Raymond Naves. Paris, Librairie Garnier Frères, tome I, 1935.

VOLTAIRE, Dictionnaire philosophique, édition revue et corrigée. Préface par Étiemble. Texte établi par Raymond Naves. Notes par Julien Benda, Éditions Garnier Frères, 1967.

Sitographie

LILTI Antoine, Au nom de l’universel : crises et héritages, « L’universel contre les nations », cours du 5 mars 2025 au Collège de France.